Parlons peeling ou l’effet peau neuve

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« Peeling », tout comme « acide », sont des mots si abrasifs qu’ils ne donnent guère le goût d’y avoir recours.  En fait, le peeling est un terme bien peu sexy pour un soin qui peut faire le plus grand bien. Si votre visage présente des taches de vieillesse, une pigmentation irrégulière, des cicatrices d’acné, des pores dilatés, des rougeurs ou des rides et ridules, cette présentation vous est destinée.

Un peu d’histoire

D’aussi loin que l’on se souvienne, en fait depuis l’antiquité, les femmes se faisaient un peeling facial pour exfolier leur peau et donner à leur visage un nouvel éclat. Et de tout temps, le meilleur allié de ce soin a été l’acide, celui qu’on retrouve naturellement dans les fruits ou les plantes par exemple.  En Égypte, les femmes recueillaient, au fond des tonneaux, l’acide tartrique qui se trouve dans la lie du vin,  puis à la Renaissance, c’est l’acide citrique du jus de citron qui était privilégié. Plus tard et aujourd’hui encore, c’est l’acide glycolique issu de la décoction de canne à sucre qui sert le plus souvent de base à ce procédé. Tout dépend de la méthode choisie.

Mais le « peeling », c’est quoi exactement?

Le peeling est un soin facial qui consiste à stimuler l’épiderme et le derme par l’application, au pinceau ou au moyen d’une gaze, d’une substance qui permet de dissoudre la kératine, principale protéine de la couche la plus superficielle de l’épiderme, pour activer le détachement des cellules mortes ainsi que la production de cellules, de collagène et d’élastine. Cet acte ne détruit pas la peau, mais la régénère. L’objectif est de se débarrasser des irrégularités cutanées, d’uniformiser et d’éclaircir le teint, de lisser la peau et de la rendre plus élastique.

Les différents types de peeling et de principes actifs

  • Traitement par l’acide glycolique (AHA) : acide dérivé de la canne à sucre

L’AHA est particulièrement efficace pour le peeling, car sa molécule est petite, permettant une exfoliation fine et profonde mais plus douce.

– Le peeling esthétique à l’AHA

Cette version « soft » du peeling  utilise une solution qui ne dépasse jamais 19 % d’acide glycolique (AHA). Celle-ci se pratique sans encadrement médical dans un institut de beauté. Il s’agit d’un traitement superficiel qui demande beaucoup de séances et donne des résultats subtils.

  • Le peeling médical à l’AHA

Ce peeling, qui agit plus en profondeur, est considéré comme un traitement « moyen » ou « profond » par rapport au précédent, selon la concentration d’acide glycolique utilisée, qui va de 20 % à 70 %. Ce type de soin, privilégié notamment par les personnes âgées de plus de 40 ans, est tout indiqué pour le traitement efficace des signes de vieillissement cutané comme les taches brunes, les irrégularités cutanées, la perte d’élasticité et le manque d’éclat ainsi que pour les personnes même plus jeunes qui ont les pores dilatés, des cicatrices d’acné ou une peau hypothéquée par trop d’exposition au soleil. Ce soin requiert un encadrement médical ainsi qu’un traitement avant et après le peeling, comme c’est le cas chez epiderma.  Notons que les peelings médicaux à l’AHA demeurent doux par rapport aux peelings au TCA (voir description un peu plus loin).

  • Peeling à l’acide salicylique (BHA) ou bêta-hydroxyacide : dérivé de l’écorce du saule

Soluble dans le gras plutôt que dans l’eau (comme l’AHA), le BHA est doté de propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires. Il  est appliqué sur la peau pour pénétrer dans la glande sébacée. Efficace pour atteindre les comédons qui bouchent les pores de la peau, ce traitement est indiqué pour l’acné, le mélasma et l’hyperpigmentation post-inflammatoire.

  • Peeling mixte (AHA/BHA)

On fait parfois appel à une solution intégrant les deux produits, en proportion et en concentration variables, pour traiter par exemple l’hyperpigmentation dans le cas de peaux acnéiques

  • Peeling à l’acide trichloracérique (TCA)

À base d’actifs dépigmentants, ce traitement moyen à profond est en général plus radical et douloureux. Il peut requérir une anesthésie et doit être pratiqué par un médecin.

  • Peeling au phénol

Anesthésie générale, bloc opératoire, ce traitement très profond est utilisé en chirurgie plastique par des médecins pour gommer les rides marquées. Les résultats sont beaucoup plus évidents mais ce traitement radical comporte plus de risques et ne convient pas à tous.

Traitement et protocole

Pour prendre l’exemple d’un peeling médical à l’AHA comme le dispense maintenant Epiderma, il faut compter en général 8 séances aux 2 semaines pour le traitement initial, suivies d’une séance ponctuelle d’entretien, p. ex. aux trois mois pour un résultat optimal. Le nombre et la durée des intervalles sont fonction du cas traité. Les prix varient de 150 $ à 175 $ par séance d’une durée approximative de 20 minutes.

Le protocole est le suivant :

  • Consultation préalable avec la technicienne qui fait un examen de la peau, établit les paramètres progressifs du traitement et donne au client l’information pertinente, notamment sur les soins à observer de façon rigoureuse pendant deux semaines avant le traitement.
  • Séances : Application sur le visage de la solution liquide.
  • On laisse la solution pénétrer dans la peau pendant une durée de 3 à 5 minutes, sous surveillance constante.
  • La peau réagit – picotement ressenti et rougeurs provisoires.
  • La solution est ensuite bien neutralisée en appliquant plusieurs débarbouillettes d’eau froide.
  • Après chacun des traitements, des soins de la peau doivent être rigoureusement observés par le client.

Contre-indications et effets secondaires

Ce type de soins est à proscrire si on est enceinte ou si on allaite, si on souffre de dermatose chronique, de dermatite active, de diabète insulinodépendant, d’herpès actif, ou encore d’hypersensibilité ou d’allergie au produit utilisé.

Plus la méthode est douce, moins les risques sont grands. Rougeurs et desquamation de la peau sont des réactions normales mais provisoires qui peuvent survenir dans les jours qui suivent le traitement. Il faut cependant être vigilant quant au choix de la méthode et de la clinique et bien disposé à suivre scrupuleusement toutes les directives indiquées, avant, pendant et après les traitements, pour éviter les complications, même si celles-ci sont rares (brûlures, enflures, blanchiment de la peau).

L’exposition au soleil est interdite dans les jours qui précèdent et suivent le traitement.

Nous vous invitons à consulter le site d’Epiderma (epiderma.ca) pour plus d’information.

Comme complément d’information, consultez cet article très intéressant au sujet de la rosacée: Virer au rouge. Comprendre la rosacéecliquez ici.